08 janvier 2006

4500 opposants au TGV Lyon Turin manifestent à Chambéry

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[photo Sylvain MUSCIO, extraite de l'article détaillé du Dauphiné Libéré par Michel LÉVY]
Le texte de la dépèche d'AP reprise par Nouvelobs.com :
Quelques 4.500 personnes, selon la police et les organisateurs, en majorité des Italiens, ont manifesté dans le calme samedi après-midi à Chambéry (Savoie) contre le projet de passage du train à grande vitesse Lyon-Turin dans le Val de Suse (Italie), a-t-on pu constater sur place.
Les manifestants venus d'Italie à bord de 62 bus ont défilé dans le centre de Chambéry derrière des banderoles proclamant "NO TAV" (non au TGV). Les opposants français au projet étaient très discret dans ce cortège essentiellement composé d'Italiens.
Les opposants au TGV Lyon-Turin multiplient depuis novembre les manifestations dans la vallée de Suse. C'est la première fois, depuis qu'ils ont bloqué le chantier italien, qu'ils manifestent en France. Ils estiment le projet du Lyon-Turin "pharaonique, coûteux et inutile" et prônent une amélioration de la ligne existante.
La ligne à grande vitesse Lyon-Turin, dont le coût total est estimé à 12,5 milliards d'euros, ne devrait pas être achevée avant 2020. Elle prévoit notamment le percement d'un tunnel de 53km sous les Alpes pour permettre le passage des rames à grande vitesse. AP

La même nouvelle sur le site de la télévision suisse romande tsr.ch :

CHAMBÉRY - Environ 4500 personnes dont une majorité d'Italiens, selon la police et les organisateurs, ont manifesté samedi après-midi à Chambéry. Ils s'opposent au passage de la ligne du train à grande vitesse (TGV) Lyon-Turin dans le Val de Suse.

Une trentaine de membres du collectif Rhône-Alpin contre le Lyon-Turin emmenaient le cortège et une trentaine d'élus italiens étaient notamment présents. Ils étaient suivis par de nombreuses banderoles proclamant "NO TAV", TAV étant le sigle italien pour le TGV.
Le gouvernement italien a récemment lancé une nouvelle "évaluation d'impact environnemental" du TGV dans le Val de Suse pour répondre aux inquiétudes des populations locales. Elles craignent la présence d'amiante et d'uranium dans les roches de la montagne où doit être creusé un tunnel de 53 km de long.
Ce tunnel entre Saint-Jean de Maurienne, dans les Alpes françaises, et Venaus en Italie s'inscrit dans le cadre de la création d'un réseau européen de transport allant de Lisbonne à Ljubljana. Il est l'un des 30 projets déclarés comme prioritaires par l'Union européenne.

Les réponses "environnementales" de LTF :
sur l'amiante, la radioactivité, sources et cours d’eau souterrains, le bruit, poussière, insertion paysagère, déblais, un environnement préservé.