01 janvier 2006

Les voitures brûlent aussi pendant l'état d'urgence

Police 2005
Saint Sylvestre: dispersion des incidents, davantage de véhicules incendiés, selon le site de nouvelles de Yahoo
:: PARIS (AFP) - La Saint Sylvestre, fêtée cette année en France sous le régime de l'état d'urgence décrété pendant les émeutes de novembre, a été marquée par une dispersion et une augmentation sensible du nombre de véhicules incendiés, surtout en province.
Avec 425 véhicules brûlés sur la totalité du territoire (333 l'année précédente), le bilan définitif montre une hausse (27,6 %) des violences et incendies par rapport à l'an passé, en dépit de la présence de 25.000 policiers et gendarmes (21.000 l'an passé) et l'appui de plusieurs hélicoptères.

Le directeur général de la police nationale (DGPN), Michel Gaudin, a souligné dimanche "la très, très grande dispersion" de ces incendies qui ont touché 267 communes (132 l'année précédente) dans 53 départements (41) et ont abouti à 362 interpellations (dont 169 à Paris).

Le Parti socialiste a déploré l'"ampleur inégalée" de ces chiffres, contestant "la présentation rassurante", selon lui, faite par le gouvernement. Il note que, "par rapport à 2004, le nombre de véhicules incendiés augmente de près de 30 %" tandis que "le nombre de communes touchées est multiplié par deux".
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:: Le Monde titre lui sur "Malgré les craintes, la nuit du réveillon s'est déroulée sans incidents majeurs" tout en soulignant la forte mobilisation policière.

:: L'état d'urgence est pour moi un calcul politique délibéré visant à flatter les instincts de peur, à renforcer les haines souterraines et à diviser pour régner. Car le but n'est pas de rétablir l'ordre (surtout quand on s'évertue à créer le désordre en soufflant sur la moindre braise) mais bien au contraire à obtenir deux choses :
1: Un écran de fumée sur l'échec des politiques menées en particulier contre le chômage.
2: Un ennemi intérieur, bouc émissaire de tous les renoncements et des manques de courage. La faute à l'Autre, au pas comme nous : chômeur, jeune, ...

Le racisme ne se nourrit de rien d'autre.